mardi 31 juillet 2012

La femme au Moyen Age : vie de couple

Au Moyen Age, la femme n’est pas une individualité propre. Dans les textes, elle n’est jamais appelée par son nom. Elle est la « fille de », puis la « femme de ». Seules les dames de la haute aristocratie sont désignées par leur nom. Juridiquement, la femme est considérée comme une mineure placée sous la responsabilité d’un homme.

La femme par le biais du mariage est l’instrument de la stratégie d’union de deux familles. Les mariages d’amour sont peu fréquents et sont davantage l’apanage des classes défavorisées, dans lesquelles les enjeux politiques et économiques sont moindres. La pratique du rapt, visant à forcer la famille de la mariée à céder la femme déshonorée par cet acte, est de moins en moins acceptée et pratiquée au cours du Moyen Age.
Des couples peuvent parfaitement vivre en union libre. Le concubinage est reconnu par la société. Il s’agit d’un état transitoire permettant le mariage ou la séparation si les partenaires ne parviennent pas à vivre ensemble. L’Eglise surveille ces couples et sanctionne tout manquement aux règles de bonnes conduites. A partir du XVe siècle, le concubinage n’est plus aussi bien perçu.
Au concile de Latran III de 1139, l’Eglise rend obligatoire la bénédiction du mariage. Puis en 1215, lors de Latran IV, elle impose le mariage monogame et indissoluble. Le mariage dans sa conception moderne est donc une invention médiévale. Il s’agit d’une alliance irrévocable car prise devant Dieu. Progressivement, l’union réalisée dans l’intimité ou devant le seigneur se trouve reléguée à une simple promesse, qui correspond à nos actuelles fiançailles. Celle-ci peut tout à fait être dénouée. L’anneau symbolise une union sans fin. Seule la femme le porte. L’homme ne le mettra qu’à partir du XIXe siècle. Le passage devant le prêtre ne devient obligatoire qu’au XVIe siècle.

Après le mariage, la femme s’établit chez son époux avec sa dot. Par la suite, les fruits de l’union sont de droit commun. Seul l’adultère constitue un motif de divorce. La tromperie doit se faire devant témoins. Au moment de la séparation, le mari décide seul du partage des biens.

L’accouchement est une affaire de femmes. La période qui s’ensuit, appelée les relevailles, englobe une série d’interdits. Selon la Bible, la femme est considérée comme impure pendant quarante jours. Dans la réalité, il s’agit de 18 jours. La femme ne plus cuisiner, certaines activités et le contact avec certains objets sont prohibés. L’homme prend en charge le foyer. Durant ce temps, la femme se repose et reçoit la visite de sa famille et de ses amies. Ces derniers lui offrent des friandises. Le parrain donne un plateau d’accouchement. Il sert d’abord à apporter le repas à la jeune mère alitée, avant d’être exposé dans la maison. En effet, l’une des faces est décorée de scènes représentant l’amour, la fidélité ou la nativité.

Une femme veuve hérite des biens de son mari et peut reprendre ses affaires. Même si le mari peut lui avoir donné un tuteur, comme un membre de sa famille ou le fils. Elle monte ainsi dans la hiérarchie sociale.

Source image :
http://dona-rodrigue.eklablog.com/

vendredi 20 juillet 2012

21 juillet 356: Naissance d'Alexandre le Grand

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21 Juillet 356 av. notre ère. Le monde s’est arrêté quelques instants. Par une nuit chaude et orageuse pour ne pas dire cyclonique, la reine de Macédoine, la belle et farouche Olympias, est délivrée de ses souffrances et dévoile de sa chair le résultat de ses amours avec son tout puissant mari Philipe. La reine enfante un beau bébé mâle bien portant. Celui qui vient de voir le jour pour la première fois est annoncé comme un monstre qui va déchirer le monde antique et le modifier jusque dans ses plus inébranlables fondations. Le futur prodigieux du jeune nourrisson, auquel on donne le nom d’Alexandros, ou Alexandre, est déjà visible depuis la fenêtre de la chambre de la reine jusqu’en Anatolie: un couple d’aigles puissants et majestueux - sûrement Zeus et Artémis – veillent silencieusement sur le berceau d’Alexandre, tandis que le merveilleux temple d’Ephèse de cette même déesse Artémis, trop occupée à veiller le nourrisson, est en proie aux flammes du pyromane Erostrate. Horreur ! Artémis a laissé son temple sans surveillance et les prêtres de la déesse annoncent après de très brèves concertations qu’un terrible fléau est né et qu’il va s’abattre sur l’Asie. Des prêcheurs affolés annoncent même la chute du grand et puissant empire des perses Achéménides qui dominent pourtant de l’Egypte à l’Indes – qu’est-ce que la Macédoine à côté ?

Est-ce tout ?

Non, bien sûr, la légende est encore plus belle. Philippe lui-même, reçut des gages de l’avenir héroïque de son fils. Mais en a-t-il seulement conscience ? Il est absent et loin en campagne militaire. Voilà plusieurs mois qu’Olympias lui tourne le dos, arpentant les couloirs du délicieux palais royal de Pella en affirmant que l’enfant qu’elle porte vient de Zeus lui-même. Aussi, furieux il préfère se concentrer sur l’agrandissement et la fortification de son frêle royaume. Voilà que Philippe reçoit la nouvelle de la naissance d'Alexandre. A l’instant même, un nouveau messager lui rapporte la victoire du sage et fidèle Parménion sur la cité de Potidée en Chalcidique où les Illyriens sont enfin soumis et vaincus. Finalement, voici un dernier message qui cette fois annonce au roi que son cheval a remporté brillamment une course aux prestigieux jeux d’Olympie. Décidément la vie/légende d’Alexandre commence fort.

dimanche 15 juillet 2012

L’UNESCO : préserver les biens de l’humanité

Aujourd’hui, l’UNESCO répertorie 936 sites (villes, monuments, espaces naturels) ayant une valeur universelle exceptionnelle dans 153 pays. La liste du patrimoine mondial de l’humanité ne cesse de s’allonger chaque année.

Le projet de mettre en place une structure intergouvernementale chargée de préserver les témoignages historiques naît des suites de la Première Guerre Mondiale. Néanmoins, la construction du barrage d’Assouan à la fin des années 1950 constitue le véritable déclencheur. A cette époque, une coopération intergouvernementale se met en place afin de sauver les temples d’Abou Simbel et de Philae de la montée des eaux du lac Nasser. La section de l'UNESCO dédié au patrimoine naît à Paris en novembre 1972 et son traité est aujourd’hui ratifié par 189 pays.

Seuls les Etats ayant ratifié le traité peuvent inscrire leurs sites au classement de l’UNESCO. Le Centre du Patrimoine Mondial examine les dossiers, avant de les transférer au Conseil International des Monuments et des Sites (Icomos) pour les biens culturels et à l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) pour les biens naturels. La décision finale est prise par le Comité du Patrimoine Mondial regroupant les représentants de 21 Etats membres. Longtemps, l’Europe et l’Amérique du Nord furent surreprésentées au Comité au détriment des autres continents. Cette situation est désormais révolue par une plus ample rotation. Il faut prendre en compte le fait que la notion du patrimoine est très occidentale.

L’inscription d’un site à l’UNESCO est très prisée des Etats, car le label UNESCO attire une masse considérable de touristes venus des quatre coins de la planète et constitue des revenus économiques et des créations d’emplois non négligeables. L’Europe et l’Amérique du Nord regroupent 48% des sites répertoriés. Néanmoins, certains Etats oublient trop souvent qu’intégrer le classement de l’UNESCO sous entend préserver, valoriser et transmettre le site aux générations futures.
En ce sens, l’UNESCO identifie les sites en danger qui sont aujourd’hui au nombre de 35. Les dangers sont le fruit de catastrophes naturelles : zones sismiques, zones inondables, désertification due au changement climatiques. Ils sont également le fruit de catastrophes anthropiques : guerres, pillages, pollution, urbanisation galopante mal contrôlée, manque d’entretien faute de budget suffisant, tourisme de masse, destruction volontaire. Ces sites se situent pour la plupart en Afrique et en Asie. Citons quelques exemples : l’Italie n’a pas les moyens à elle seule de préserver la totalité de son patrimoine, le marbre du Taj Mahal ne cesse de noircir sous les effets de la pollution, les sites d’Irak, de Syrie, de Lybie ont souffert des derniers conflits, la ville ancienne de Tombouctou en terre s’érode et le sable la recouvre, Venise ne supporte plus le poids de ses 60.000 visiteurs journaliers, le sphinx et les pyramides d’Egypte se situe aujourd’hui dans la banlieue du Caire, etc…

L’UNESCO peut sensibiliser et alerter les autorités locales et internationales sur les dangers qu’encourt un site. Ils peuvent faire pression ou encourager des programmes par des subventions.
Des ONG parviennent à mobiliser des sommes plus conséquentes pour la préservation du patrimoine mondial. La World Monuments Fund (WMF) a financé la restauration de nombreux monuments dans le monde entier, tout en gardant le critère scientifique des restaurations et privilégiant les accords avec les artisans et administrations locales.

La préservation du patrimoine mondial est une lutte sans fin, d’une part, parce que les risques et dangers encourus par les sites demeureront toujours identiques et d’autre part, parce que la liste des sites à protéger ne cesse d’augmenter.


Retrouvez les pillages du patrimoine irakien sur notre site


Image : logo du patrimoine mondial de l'UNESCO
source image : wikipedia

dimanche 8 juillet 2012

Histoires de France : la construction du roman national

Raconter l’histoire de France n’est pas chose anodine. Il s’agit d’une construction qui suppose des choix (évènements, personnages, aspects mis en avant) différents selon les époques et les enjeux. Le roman national narre une certaine France.

La promesse de victoire faite par Dieu à la reine Clotilde, puis le baptême de Clovis marquent le début de l’histoire de France, rédigée sous la monarchie. Ces évènements lient dans un même destin la monarchie et Dieu, le pouvoir et la religion. La victoire militaire de Clovis est la preuve de l’élection divine de ce peuple, qui donnera son nom à la France. La monarchie s’invente un ancêtre prestigieux Pharamond, descendant direct de Francion un des fils de Priam, fuyant la prise de Troie par les Grecs. Le prince trouve refuge en Gaule. Ainsi, les Mérovingiens possède une ascendance aussi prestigieuse que Rome avec Enée.
Faire l’histoire de France sous la monarchie, consiste, dans un premier temps, à retracer les hauts faits d’arme de la noblesse et l’extension du royaume. L’histoire exalte les valeurs guerrières de l’aristocratie. La chanson de Roland, retraçant l’épopée de Charlemagne et de ses preuxs chevaliers, demeure un classique. Elle consiste, dans un second temps, à retracer la vie des Grands à la cour. Tout le paradoxe du roman national sous la monarchie se trouve là. Le roi s’affirme progressivement au détriment des seigneurs féodaux. Les combats de la noblesse, dont l’obtention de charges et de faveurs constitue l’enjeu, se déroulent dans les couloirs des palais. Le roi appuyé par ses intendants, commissaires et autres magistrats, tend de plus en plus à uniformiser le royaume, le transformant petit à petit. Or l’histoire monarchique est l’histoire des permanences, de la tradition et surtout d’un ordre social basé sur des privilèges immuables.
Cette histoire monarchique survit à la Révolution. Elle est reprise par les royalistes dans la première moitié du XIXe siècle, puis après 1870, par les mouvements nationalistes et d’extrême droite, qui exaltent le patriotisme et les permanences. Après les années 1960, ces teneurs de cette histoire s’indignent de la perte des colonies et de l’abandon de l’Algérie. Ils critiquent l’Europe, dont l’adhésion revient à l’abandon de souveraineté. Il s’agit d’une histoire cultivant la nostalgie de la grandeur perdue de la France.

Avec la Révolution, une nouvelle histoire de France voit le jour. Les républicains libéraux, dont bon nombre sont historien, prennent conscience après la Restauration, de la nécessité d’ancrer la Révolution dans une séquence historique plus longue. Les républicains souhaitent instituer le peuple en acteur de l’histoire. Le récit national doit légitimer la Révolution et la République, afin d’empêcher une nouvelle restauration ou un nouveau Napoléon. Ainsi, la Nation, s’exprimant au travers de la République, trouve son origine, non pas en 1789, mais à l’époque gauloise. Ces « fiers » guerriers deviennent les ancêtres des Français. Ils habitaient la France, bien avant que les Francs, peuple barbare, ne viennent s’emparer du pouvoir. L’aristocratie, issue des invasions barbares, impose son autorité sur le peuple. La Révolution est l’aboutissement de cette lutte s’échelonnant sur plusieurs siècles. L’histoire républicaine met l’accent sur le peuple et sur cette lutte : monde paysan, naissance de la bourgeoisie, affirmation des communes, artistes et intellectuels de la Renaissance, philosophes des Lumières.
Les valeurs de la République se veulent universelles. La France offre à l’Europe, puis au monde, la liberté, la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ainsi, la République trouve une légitimité et justifie les batailles menés par la Nation : Valmy, les guerres napoléoniennes et la colonisation. Cette histoire doit développer un sentiment d’unité et de patriotisme contre l’ennemi prussien.

Au début du XXe siècle, la gauche socialiste et communiste propose une nouvelle lecture du roman national. Ils s’appuient sur le récit républicain en reprenant la théorie de dominant/dominé. L’histoire est synonyme de lutte de classe. La domination de l’aristocratie sur le peuple a été remplacée par la domination de la bourgeoisie. Ainsi la gauche propose une lecture différente de certains évènements, tels que la Terreur ou l’épisode de la Commune. A la différence des républicains libéraux les considérant comme des dérives sanglantes, les socialistes y voient de réelles tentatives d’émancipations du peuple face à la bourgeoisie. La lecture marxiste relance la recherche historique d’une manière différente. Il est reproché à ces histoires de célébrer exclusivement l’Etat royal ou national et de valoriser les héros, les grands et les puissants. L’histoire se construit désormais autour des communautés présentées comme des victimes : paysans, esclaves, ouvriers, femmes, colonisés.

Dans les années 1950, le gaullisme retrace un nouveau roman national empruntant à la fois au roman républicain (valeur universelle de la République) et au roman monarchiste (le passé chrétien), dans un but de réconciliation de toute la nation pour oublier la parenthèse de Vichy. Dans cette histoire, l’ambition européenne se substitue à l’ambition coloniale.

Aujourd’hui, le peuple français est pluriel. En ce sens, le récit national essaye d’intégrer ces diversités. Il donne également une lecture européenne en mettant l’accent sur les relations entre la France et le reste du continent.

Retrouvez l'article concernant Francion sur notre site


Source  image : dandymoderne.com

jeudi 5 juillet 2012

La courageuse Timoclea face à Alexandre le Grand

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Entre 336-335 le nouveau roi de Macédoine, Alexandre le Grand, est presque toujours dans l’action. Lui qui n’a à peine que 21 ans, a la ferme intention de reprendre à son compte le projet de son père, c’est-à-dire de « croisade » panhellénique contre l’empire Perse, passe la majeure partie de son temps à pacifier son royaume, du Danube, où il rencontre les Celtes – qui affirment n’avoir peur que d'une seule chose, à savoir que le ciel ne leur tombe sur la tête -, jusqu’à à la Grèce. Les grecs, eux, se rebiffent car ils ne croient pas Alexandre capable de gouverner comme son puissant père Philippe. Ils ont raison. Alexandre le surpassera ! Il fond avec son armée sur la Grèce révoltée à un rythme effréné et en se montrant moins magnanime que ne l’était son prédécesseur. Il fait mettre le siège devant la cité rebelle de Thèbes qui tombe en quelques semaines. Alexandre ordonne alors qu’on la rase jusqu’au sol et que l’on mette en servitude l’ensemble de ses habitants, en représailles de leur révolte envers l’autorité macédonienne.

A Thèbes, Alexandre fait la rencontre d'une femme du nom de Timocleia qui fait grand effet sur le jeune roi. Les faits se déroulent alors que la ville de Thèbes est en proie au carnage et à la destruction. Partout règnent l’effroi, la terreur et la désolation. Les habitants fuient tant qu’ils peuvent leurs bourreaux qui incendient tout sur leur passage, même les temples. Ceux qui pensent trouver refuge dans quelques endroits sont délogés de leurs abris puis emmenés ou tout simplement assassinés. Les maisons sont investies, vidées de leurs habitants puis mises à sac. Les soldats macédoniens vont d’habitation en habitation espérant trouver du butin qui les rendra riche.

C’est dans ces circonstances que des soldats thraces, qui constituent une partie de l’armée macédonienne, saccagent la maison d’une femme de la haute société, la fameuse Timocleia. Tandis que des hommes pillent ses biens, leur chef en profite pour abuser d’elle. Une fois l’affaire finie, ce dernier, non encore rassasié, lui demande si elle n’a pas d’autres trésors cachés quelque part dans sa grande propriété. Cette dernière acquiesce et le mène dans son jardin. Le thrace la suit docilement seul, sans prendre garde, son esprit sans doute encore engourdi par le plaisir ressenti du viol de la belle thébaine. Une fois sur place, elle lui indique que le butin avait été caché préalablement à l’assaut macédonien au fond du puits. Bien imprudemment, le chef thrace se penche alors au-dessus du trou s’imaginant déjà riche. Timocleia en profite aussitôt pour le pousser au fond du puits et finit par le tuer en faisant pleuvoir sur lui une grêle de pierres. Alerté par les cris d’agonie du mourant, des soldats accourent sur la scène de crime et arrêtent aussitôt Timocleia qui est menée enchaînée devant Alexandre. Le jeune roi reconnaît immédiatement à sa démarche une femme distinguée, de bonne éducation et de nature fière.
     «  Qui es-tu ?
-        Je suis la sœur de Théagénèse qui a combattu contre Philippe pour la liberté de la Grèce, et qui est tombé à Chéronée, où il commandait en chef. »

A sa surprenante réponse Alexandre sourit. La brave et courageuse Timocleia plaît au macédonien. Voilà une femme qui n’est pas sans rappeler sa propre mère la téméraire Olympias ! Au grand étonnement de ses soldats, il ordonne qu’on la relâche et qu'on la laisse libre. Voilà sans doute une des rares femmes de Thèbes à s’en sortir indemne, les autres ayant été capturées puis vendues comme esclaves. Alexandre est très sensible à  la vaillance et à l’audace, tout particulièrement lorsqu’elles émanent des femmes. Quoi de plus normal de voir un homme héroïque au combat ! Aussi, un acte aussi ardant venant du beau sexe, qui a un rôle plus mineur dans la société, est d’autant plus remarquable. Plein de générosité pour Timocleia, il l’est moins - politique oblige – avec la tragique cité de Thèbes. Celle-ci est rasée jusqu’à la dernière pierre !
Source: Plutarque, Vie d'Alexandre