jeudi 20 septembre 2012

Les forums impériaux : gloire de Rome et de ses empereurs

Le forum est le cœur de la vie politique, religieuse, économique, social et festive. A travers ce lieu, les citoyens ont conscience d’appartenir à la même communauté.
Du XIII au VIIe siècle av JC, l’espace du forum accueille une nécropole et une route en pierre. Les archéologues ont découvert des tombes et des traces de charrue. Sous la monarchie, des travaux d’assainissement sont entrepris et un égout est construit. La zone s’urbanise avec ses maisons et ses commerces. Les institutions républicaines s’y installent, conférant au forum son rôle politique et en l’érigeant comme centre de Rome.

Jules César émet le projet de réaliser un nouveau complexe monumental au Nord du forum républicain. En -52, les partisans de Clodius brûlent le corps de leur chef venant d’être assassiné. Le bûcher improvisé incendie la Curie. Jules César profite de cet espace libre pour construire un nouveau forum. Il fait construire une vaste place rectangulaire entourée par des portiques à deux nefs. Le temple de Vénus, déesse titulaire des Julii, ferme l’accès au Sud-est. Sur le côté du temple se trouvent les bureaux abritant l’administration de la justice. Une statue équestre de César. se dresse sur la place. Tout en préservant le cadre républicain, il y rédige sa propre histoire en bâtissant une basilique dédiée au Julii. Son assassinat et la guerre civile qui s’en suivit mettent un terme aux aménagements.

En -42, à la veille de la bataille des Philippes contre les césaricides, Octave promet, en cas de victoire, d’élever sur le forum un temple en l’honneur de Mars. Il obtient du Sénat le droit d’ériger sur le forum de César des statues à son effigie. En -29, il érige un temple dédié à Jules César et trois autres symbolisant ses victimes sur Marc Antoine. Devenu empereur sous le nom d’Auguste, il élève, en -18, le milliaire d’or, sur lequel sont gravés les noms des villes de l’Empire. Les distances entre les villes sont calculées à partir de ce monument, faisant de Rome le centre du monde. Le milliaire symbolise également l’axe reliant les hommes aux dieux.
En -2, Auguste inaugure son propre forum sur lequel est bâti le temple de Mars, réalisant ainsi sa promesse prise quarante ans plus tôt. Il s’agit d’une place close avec en son centre une statue d’Auguste sur un char. L’iconographie diffère des modèles républicains. Le socle énumère toutes ses victoires prouvant son rôle de défenseur de la paix. Un accès le relie au forum de César. Les caryatides des portiques représentent les peuples soumis. Les bustes de tous les grands hommes de la République y trônent. Le buste d’Auguste termine la chronologie, montrant de la sorte que le principat est la continuité de l’histoire républicaine. Deux hémicycles latéraux renferment le tribunal du prêteur urbain et celui du prêteur pérégrin.

Le dernier forum impérial est inauguré en 112 par l’empereur Trajan. Le financement provient du butin de la guerre contre les Daces. Réalisé par l’architecte Apollodore de Damas et placé dans le prolongement du forum d’Auguste, le forum de Trajan regroupe toutes les administrations judiciaires. Une basilique, le tribunal, occupe l’emplacement traditionnellement l’espace dédié au temple. Une bibliothèque y est accolée. Le temple est érigé après la mort de Trajan. Ses cendres et celles de son épouse y sont déposées. La colonne trajane représentant les victoires de l’empereur trône au centre du temple.

Les forums impériaux reprennent tous les mêmes thèmes dans leurs programmes iconographiques. La guerre est omniprésente sur les fresques. La guerre amène la paix et l’ordre. Les peuples vaincus sont intégrés à l’empire. Les régions conquises sont pacifiées et prospèrent sous le regard bienveillant des dieux. Ces deux aspects, pacification et prospérité, apparaissent au travers des motifs floraux. Les végétaux symbolisent l’harmonie du monde et l’âge d’or amené par Auguste. Les galeries offrent aux citoyens les visages des hommes illustres de Rome. Les empereurs s’insèrent dans cette lignée, afin de montrer la continuité de l’histoire romaine et se positionnent comme les garants des vertus traditionnelles et des valeurs morales.

Pour l’aristocratie, le forum représente un enjeu de visibilité. Jusqu’au début du IIe siècle av JC, il est possible d’habiter à proximité immédiate du forum. Loger à cet endroit permet de demeurer sous les regards du peuple romain, d’occuper la scène politique et de se mettre en scène avec sa famille et ses clients. Pour  le peuple, le forum est le lieu des revendications et des manifestations.
Sous l’Empire, l’amplification des espaces publics éloigne progressivement les abords du forum. L’empereur écarte toute concurrence politique du cœur de la ville en colonisant et monopolisant cet endroit. Le changement de régime s’accompagne d’un changement des pratiques politiques. Le peuple ne vient plus se plaindre au Sénat ou dans les tribunaux, mais vient à la rencontre de l’empereur dans les représentations collectives que constituent les jeux.

Les forums impériaux, construits de César à Trajan célèbrent la gloire des empereurs, de Rome et de son empire. Ils constituent un modèle repris dans toutes les cités de l’empire.
Après la chute de Rome, les forums ne subissent plus d’importantes modifications et finissent par se dégrader lentement. Les bâtiments sont réutilisés en tant que nécropole. Au IXe siècle, les marbres sont enlevés. Certaines parties sont aménagées en ferme et en terre cultivable. Il faut attendre la fin du XVIe siècle pour que cet espace soit de nouveau urbanisé.

source : romaviva.com

dimanche 16 septembre 2012

La bataille du Granique: Alexandre le Grand entre en Asie


Avant son épopée fabuleuse qui le mena de Pella – la capitale macédonienne – aux confins de l’Orient, à la frontière indienne, Alexandre le Grand a du en découdre plus d’une fois avec les éternels ennemis des Grecs, les Perses. La première bataille qu’il mène face à eux se trouve en territoire contrôlé par l’administration du Grand Roi Darius III, en Anatolie de l’ouest, sur les rives du fleuve Granique en mai 334.

Des Perses divisés

Avant cette bataille, les Perses sont sûrs de leur force. Il faut dire que la situation n’est guère avantageuse aux Macédoniens. Alexandre ne possède qu’entre 30 000 et 40 000 hommes, alors que l’armée perse peut, en quelques jours, rassembler au moins le double. Les chroniqueurs anciens exagèrent les chiffres jusqu’à un demi-million d’hommes ! De surcroît, les Perses ont l’avantage du terrain qu’ils connaissent et possèdent. En fermant leurs villes, ils peuvent laisser Alexandre errer sans fin sur les terres ne trouvant aucune nourriture pour alimenter son armée, ni argent pour financer son immense campagne militaire. Enfin, Alexandre est encore un tout jeune homme de 22 ans, et beaucoup de généraux perses le trouvent encore bien inexpérimenté. Le mercenaire Rhodien, Memnon, en homme d’expérience et avisé, ne veut pas d’une confrontation directe et propose de pratiquer la politique de la « terre brûlée » qui consiste à fuir l’ennemi, brûler les champs et s’enfermer avec les vivres dans les villes. Les généraux et satrapes perses ne sont pas du même avis. La farce va bien vite cesser, lui dit-on, et ce jeune impétueux de Macédonien doit recevoir une correction exemplaire. Ils feront face et anéantiront l’expédition des Macédoniens aussi vite qu’elle a débuté !

Alexandre, impudent et audacieux

Alexandre redouble de conviction à l’annonce que l’armée perse se rassemble pour lui faire enfin face. Pour la première fois depuis Chéronée en 338, le fils de Philippe va enfin briller. Les Perses choisissent un terrain à leur avantage. Ils se positionnent stratégiquement sur une rive escarpée qui surplombe le fleuve Granique et attendent patiemment les charges macédoniennes. Alexandre sur son fabuleux Bucéphale est prêt. Avec sa cavalerie, il va se ruer sur les généraux perses tandis que ses redoutables phalanges enfonceront les lignes perses, augmentées de mercenaires grecs avides de carnages, de pillages et de ressentiment contre les Macédoniens. La bataille débute à l’initiative surprenante d’Alexandre. La fulgurance des premiers assauts macédoniens surprennent les généraux perses qui ne savent pas vraiment comment réagir. Les troupes macédoniennes traversent le fleuve – certains hommes sont emportés par le courant – et pénètrent rapidement au cœur de la mêlée. Les phalanges anéantissent les troupes perses désorganisées pendant que bons nombres de généraux tombent de la main même d’Alexandre et de ses compagnons. Pourtant on frôle le désastre : un ennemi est à deux doigts d’infliger un coup mortel à Alexandre mais le bon Clitos sauve son roi in extremis !

Conséquence du Granique

Seul le bataillon de mercenaires grecs résiste mais fini par plier, abandonné de toute part par des Perses fuyant loin du combat. Des généraux présents sur le champ de bataille, seul Memnon est encore debout et il fuit aussi très loin. Il se réfugiera de cité en cité et sera pourchassé et acculé dans Halicarnasse où il réussira finalement à s’enfuir par les mers. La bataille du Granique offre l’espoir aux Macédoniens qu’ils réussiront de grandes choses en terre orientale. Darius III comprend enfin qu’il devra faire face lui-même à Alexandre car désormais la route vers le Levant, l’Egypte, Babylone et la Perse lui est grande ouverte. Darius combattra personnellement à Issos d’abord, Gaugamèles ensuite et n’essuiera que des défaites. Avec le Granique, Alexandre devient Grand et peut débuter son odyssée.

jeudi 6 septembre 2012

Introduction au milieu de la Mésopotamie et à Sumer


L'histoire commence à Sumer! Voila le titre d'un des plus grands best-sellers sur l'histoire de la Mésopotamie (Noah Kramer). En effet Sumer est le nom de la première civilisation de la Mésopotamie. Ils ont inventé l'écriture et la roue. Divisé le temps en secondes et en minutes. Ils ont crée les premiers états, tracé les premières routes commerciales. Ils sont donc la frontière entre l'histoire et la préhistoire. Mais avant eux, il y eu un cheminement très rapide, un développement qui mena l'homme des cavernes aux premières villes en moins de 5000. Dans cette région du monde, l'homme va progressivement domestiquer la nature, créer les premières céramiques et enfin se sédentariser près des fleuves qu'ils apprendront progressivement à dompter avec des digues et l'irrigation. Nous arrivons donc au IVe millénaire av. notre ère, au début de notre histoire, l'histoire de Sumer.

Pour comprendre la réussite Sumérienne et des civilisations qui lui ont succédé, telle Akkad, Babylone, l'Assyrie ou enfin les Perses, il faut comprendre l'importance du milieu mésopotamien. Il faut en cela s'intéresser au nom même de la Mésopotamie. C'est l'historien grec Polybe qui au IIe siècle av. notre ère désigna cette région du croissant fertile MESOPOTAMIA littéralement "la terre entre les fleuves". Tout cela pour démontrer, à l'instar d'Hérodote en Egypte avec le Nil, que les mésopotamiens doivent tout aux deux fleuves du Tigre et de l'Euphrate. Prenant leurs sources dans les montagnes d'Arménie et descendant vers le golfe Persique, ils traversent l'extrême est de la Turquie, le nord-est de la Syrie et surtout tout l'Irak. Se sont des fleuves pour boire et manger mais se sont aussi des fleuves pour le transport. Car en Mésopotamie, on manque de tout et le milieu est hostile: il n'y a pas d'arbres, il n'y a pas de pierres, il n'y a pas de métaux, il fait 50° en moyenne la journée et il ne tombe qu'entre 30 et 50 ml d'eau par an. Les deux fleuves vont donc devenir l'axe de passage privilégié pour aller chercher le bois dans les montagnes du Taurus ou au Liban, le cuivre en Anatolie et l'étain en Jordanie.

Pour parvenir à faire des échanges, les sumériens vont moderniser leur production agricole et leur industrie de céramique - les seuls industries possible dans leur milieu - et ainsi créer de véritables administrations qui auront très vite besoin d'un outils indispensable pour gérer les revenus et les échanges dans une société grandissante et où les villes remplaces les villages. Cet outil sera l'écriture. Nous sommes alors vers 3300- 3200 av. notre ère. L'Egypte écrira elle deux siècles environ plus tard. D'abord purement administratif et comptable, apparaissant sous la forme d'idéogramme, l'écriture va se complexifier pour devenir pictogramme et cunéiforme (en forme de clou) avec lequel on va pouvoir mettre sur l'argile des mots, des verbes, des constructions syllabiques et grammaticales logiques qui permettront alors de mettre par écrits les premières oeuvres littéraires et les premiers traités scientifiques. Nous sommes à présent vers 2800 av. notre ère et il est désormais possible à l'historien de périodiser l’histoire par l’intermédiaire de souverains, de conflits, de batailles bien que le principal outil de repérage chronologique reste le matériel laissé par ses civilisations comme la céramique.

La naissance de Dieu

A partir du IVe millénaire av JC, les panthéons polythéistes s’érigent en parallèle de l’urbanisation et de la centralisation du pouvoir. Ces religions ne proposent ni dogmes, ni croyances obligatoires. Seuls les rituels importent et de ces derniers découlent l’harmonie du monde et l’ordre au sein des cités et des Etats.
En Mésopotamie, il existe plus de mille divinités. Elles sont chapeautées par l’une d’entre elles. La divinité supérieure du panthéon change en fonction de la situation géopolitique de la région. Ainsi, lorsque Babylone devient la capitale politique, économique et religieuse de la Mésopotamie unifiée, Marduk, dieu protecteur de la cité, devient le roi des dieux à la place d’Enlil, le dieu de la cité de Nippur, sans que celui-ci soit nié.
Contrairement à la Mésopotamie et à l’Egypte, les Grecs et les Romains ne laissent pas les affaires religieuses à un seul homme. Chaque cité possède son dieu titulaire servant à identifier le citoyen. Celui-ci doit obligatoirement rendre honneur au dieu de la cité au risque de troubler l’ordre cosmique et donc l’ordre social. Rien ne l’empêche en parallèle, s’il le souhaite, d’honorer d’autres divinités.


Le judaïsme est considéré comme la première religion monothéiste. Néanmoins, l’histoire montre qu’il y a des tentatives de monothéisme avant l’apparition de Yahvé.
Au –XIVe siècle, le pharaon Amenhotep IV impose le culte d’un dieu unique, celui d’Aton, dieu de la vie et de la lumière. Rebaptisé Akhenaton, le pharaon rejette la tradition polythéiste. Il change, par une révolution religieuse, l’ensemble du système cultuel de l’Egypte. Les images des autres divinités sont effacées, les temples sont fermés et les cultes sont interdits. Le culte d’Aton n’est pas une révélation. Le pharaon ne se considère pas comme un prophète. Seul Aton juge les hommes après leur mort. Le règne d’Akhenaton a traumatisé les Egyptiens. Cette révolution était une hérésie qui a bouleversé l’ordre cosmique et qui, sur le long terme, risquait d’engendrer la fin du monde. Après la mort du pharaon, les cultes anciens sont rétablis et le nom du roi hérétique est effacé.
Au second millénaire av JC en Iran, Zarathoustra reçoit la parole du dieu Ahura Mazda, le créateur des quatre éléments. Ce dernier lutte contre un être maléfique appelé la Tromperie. Le zoroastrisme est issu des religions indiennes en les épurant. Les zoroastriens doivent lutter contre l’esprit maléfique. Si dans leurs vies, ils n’ont pas succombé au mal, ils gagnent le paradis. Le zoroastrisme présente trois similitudes avec les religions du livre : monothéisme, lutte du bien contre le mal et jugement dernier. Cette religion s’est développée en Perse à la même époque que l’exil des Hébreux à Babylone. Aujourd’hui, le zoroastrisme compte environ 150.000 fidèles dans le monde principalement en Iran et en Inde.
Au Ve siècle av JC, les philosophes grecs cherchent un principe explicatif à l’ordre cosmique, ailleurs que dans les mythes jugés incohérents et immoraux. Ainsi, Platon imagine une divinité ayant fabriqué le monde et dans lequel les autres dieux se sont installés. Aristote prolonge l’idée du grand architecte en émettant l’idée que cette divinité suprême n’intervient ni dans la vie des hommes, ni sur le cours des évènements. Les réflexions des présocratiques et des stoïciens sont reprises par les penseurs romains, puis par les premiers chrétiens.


Il a fallu des siècles pour que les Hébreux n’aient qu’un seul dieu. Yahvé signifie « être » ou « souffler », un nom à mettre en relation avec le dieu Baal (le vent) très prisé en Phénicie. Dans ses commandements, Yahvé reconnaît l’existence des autres dieux, mais il exige d’être le seul à recevoir un culte du peuple d’Israël. On parle de monolâtrie plutôt que de monothéisme. Les premiers livres de la Bible relatent la lutte de Yahvé contre les autres dieux. Cette lutte symbolise les batailles historiques des Hébreux dans la région. Le culte de Yahvé reprend des procédés de cultes païens, tels les autels et les offrandes. Il est parfois marié comme les autre dieux.
L’exil à Babylone est le déclencheur du monothéisme. Yahvé n’est pas moins fort que Marduk. Ce dernier utilise les Babyloniens pour punir son peuple n’ayant pas respecté ses commandements. Yahvé agit sur tous les peuples, renforçant de la sorte son caractère universel. Ainsi, Yahvé finit par perdre son nom devenu inutile puisqu’il n’a plus à être différencié des autres divinités.
La Bible hébraïque empruntent de nombreux textes issus d’autres cultures, tel le récit du déluge à l’épopée de Gilgamesh, la naissance de Moïse ressemblant fortement à celle du roi perse Sargon ou l’épisode du veau d’or faisant référence au culte du dieu égyptien Apis. En puisant de multiples références, les rédacteurs judéens ont voulu donner au peuple hébreu, confronté aux autres puissances, les instruments d’une légitimité théorique de sa politique et les moyens de sa survie spirituelle.
Yahvé est un dieu interventionniste, qui marche au côté de son peuple. C’est un juge récompensant la foi et châtiant la transgression de la Loi en infligeant des épreuves. Jésus insiste davantage sur le rôle paternel de Dieu et sur l’amour qu’il éprouve pour tous les hommes. Il n’y a plus de terre promise, mais un royaume céleste où les hommes se rendront après leur mort. Le christianisme, se posant en religion universelle, entend se propager à tous, comme le montre le prosélytisme de Jésus et de ses apôtres. A la fin du Ier siècle, la doctrine de l’incarnation de Dieu en Jésus est en contradiction avec la doctrine de la transcendance juive et entérine le divorce entre les deux religions pourtant liées au départ. A la fin du XIe siècle dans la ville de la Mecque, Mahomet professe une nouvelle religion au nom du Dieu unique. Plus qu’une révolution, l’Islam se veut une réforme de la religion pour rétablir la pureté originelle en prônant un monothéisme plus radical. L’Islam montre l’image d’un Dieu impénétrable. Il permet d’organiser la vie en communauté et de fédérer les tribus arabes.


Aujourd’hui un peu plus de quatre milliards d’êtres humains se revendiquent d’une des trois religions du Livre qui constituent les religions dominantes sur Terre. Néanmoins, le polythéisme n’est pas mort. Depuis les années 1980, un nombre croissant d’individus se réclame de religion celte, nordique ou du chamanisme. Leurs adeptes refusent les valeurs et les dogmes des grandes religions et rejettent la supériorité prétendue de celles-ci.


Image : Dieu, détail de la fresque de la Chapelle Sixtine de Rome réalisée par Michel Ange
Source image : jacobhistgeo.over-blog.com