vendredi 28 décembre 2012

Antoine Daquin : médecin de Louis XIV

Le 18 avril 1672, Antoine Daquin accède à la charge de premier médecin du roi auprès de Louis XIV. Il succède à son bel oncle Antoine Vallot. Il est le fils de Louis Daquin, médecin de Marie de Médicis et comte de Jouy en Josas. Après avoir réussi ses études à la faculté de Montpellier, il épouse Marguerite Gayant, nièce de Vallot et devient le premier médecin de la reine Marie Thérèse d’Autriche.

Nommé premier médecin du roi appelé également archiatre, Antoine Daquin devient un personnage important du royaume. Il veille sur la santé du souverain, ce qui dans un régime monarchique de droit divin est une lourde responsabilité. Afin d’effectuer correctement son travail, il gère une véritable équipe. Il a sous ses ordres six médecins ordinaires, exerçant à tour de rôle par trimestre et huit médecins consultants, sans parler des apothicaires et des chirurgiens. Le médecin suit le roi partout, même à la guerre et à la chasse.
Comme ses prédécesseurs, il tient un journal de santé du monarque. Le plus célèbre demeure celui de Jean Héroard, médecin de Louis XIII de la naissance de ce dernier en 1601 jusqu’en 1628. Il consigne tous les détails ayant un lien avec la santé du roi. Il s’agit d’un véritable carnet de santé. Ainsi le médecin se préoccupe de l’alimentation, des exercices physiques, des moments de repos, du sommeil. Il note fréquemment le pouls, la température, la consistance et la couleur de l’urine.

D’un autre côté, le rôle de premier médecin du roi dépasse la sphère professionnelle. Approchant la personne du roi de très près et doté du crédit que lui confère sa charge, il est susceptible de jouer un rôle politique. Par conséquent, celui-ci peut se retrouver mêlé aux affaires de palais. Le 2 novembre 1693, Louis XIV disgracie Antoine Daquin et le remplace par Guy Crescent Fagon, après vingt ans de service. Se trouvant à Marly, le roi est atteint d’une forte fièvre. Daquin étant absent, c’est Fagon qui s’occupe du roi et reste à son chevet. Louis XIV aurait souhaité ainsi récompenser ses bons services.
Néanmoins, ce changement trouve son explication dans deux domaines différents. Tout d’abord, Antoine Daquin est soutenu par Mme de Montespan. Le changement du médecin correspond à un changement de favorites, puisque Fagon est soutenu par Mme de Maintenon. De plus, Daquin est l’objet de nombreuses critiques. Le duc de Saint Simon le dit : « avide et voulant installer sa famille ». Outre les 45.000 livres par an que lui rapportait sa charge, il avait obtenu une pension de 4.000 livres et des charges et des abbayes pour les membres de sa famille. Par ailleurs, ses détracteurs aime à rappeler ses origines juives. Le nom Daquin provient de la ville d’Aquino en Italie, l’endroit où son grand père s’est converti au catholicisme. A l’inverse, Fagon semble jouir d’une meilleure réputation que son prédécesseur. Saint Simon le décrit comme « un bon chimiste, un bon botaniste, un bon praticien, curieux, connaissant bien le roi et délié des favoris ». Cependant, la Princesse Palatine raille son physique, en parlant de « ses dents pourries ». De nombreux pamphlets appelés fagonnades, vont dans le même sens.

Le changement de médecin traduit également une modification dans les pratiques médicales de la fin du XVIIe siècle. Contre les excès de la médecine agissante basée sur des saignées et des purgations, les tenants de la médecine expectante prônent les bienfaits de la diète. Les seconds ne remettent pas en cause la saignée, mais son utilisation excessive. En s’intéressant au thermalisme et au tabac, Fagon tente de trouver d’autres remèdes. Daquin est un adepte de la saignée, comme semble le montrer cette anecdote non prouvée rapportée par Mercier dans son Tableau de Paris à la fin du XVIIIe siècle. Daquin aurait autorisé un jeune chirurgien voulant se forger une réputation rapidement, à pratiquer une saignée sur le roi en échange de 10.000 écus.

Durant les dernières années de sa vie, Antoine Daquin continua à pratiquer la médecine à Paris et à Moulins en profitant de la pension laissée par Louis XIV. Il meurt le 17 mai 1696. L’historiographie actuelle tend à faire de lui une victime des intrigues de cour orchestrées par un confrère rival et la favorite du roi.


Sources :

PEUMERY. Jean Jacques, « La disgrâce d’Antoine Daquin », Vesalius, II, 2, 1996, pp79-85.

LEBRUN. François, Se soigner autrefois, Paris, Seuil, 1995, 193p

SACCHELLI. Benjamin : « La Médecine au temps de Louis XIV », Nouvelles d’hier : bulletin de la Société d’Histoire de Villepreux, n°30, avril 2010.

Source image : fr.wikipedia.org

mardi 18 décembre 2012

Les parents d'Adolf Hitler: la genèse


Un jour d’avril 1889, l’année où fut fondée la Deuxième internationale et où la France fêta le centième anniversaire de la prise de la Bastille, un père rendu euphorique par les rasades de vin blanc se présente en titubant chez le curé de la petite ville autrichienne de Braunau-sur-l’Inn. Il vient déclarer la naissance de son troisième et dernier enfant : un garçon qu’il prénomme Adolf et qui est né le 20 de ce mois dans l’auberge du Pommier. Le nom du père : Aloïs Hitler.

Né en 1837, ce solide gaillard trapu de 52 ans, à la face carrée et rougeaude et à la moustache fournie et tombante remplit dignement la fonction de brigadier des douanes impériales de ce qui est l’Autriche-Hongrie. Qui est le père d’un des plus grand monstre de l’humanité ? D’abord, on ne lui a pas toujours connu ce patronyme – jugé distingué – d’Hitler. Aloïs est le fruit des amours obscurs et interdits de Maria-Anna Schicklgruber, servante dans une famille juive de Graz. Honteuse, elle quitte son emploi pour cacher ce qui est à cette époque sa faute et trouve un mari en la personne de Johann-Georg Hiedler, garçon meunier ambulant qui tolère le bâtard mais refuse d’assumer son éducation. Le petit prend donc le nom de sa mère: Schicklgruber.

A la mort de sa mère, en 1847, Aloïs est pris en charge par un frère de son pseudo-père nommé Johann-Nepomuk Hiedler. A treize ans seulement Aloïs quitte sa famille adoptive pour aller habiter à Vienne, la capitale où il devient apprenti chez un cordonnier. Mais le maniement de l’alène et de la poix ne le passionne pas. Il cherche une place sûre de fonctionnaire afin de toucher une retraite au bout. Il parvient – on ne sait comment – a intégrer le service de l’administration des douanes à 17 ans.

Le voilà muté à Braunau-sur-l’Inn, où il fait, en 1864 un premier mariage avec Anna Glasl-Hörer, fille d’un receveur des douanes qui peut favoriser la carrière de son gendre. Mais ce mariage est étrange car la Anna est de quatorze ans l’ainée de son mari. Un moment, les époux se séparent et Aloïs, volage, met enceinte une serveuse d’auberge de 22 ans : Franziska Matzelsberger. Anna meurt finalement en 1883, non sans avoir préservé ses biens ! Le temps du veuvage ne dure qu’un mois et Aloïs s’empresse d’épouser Franziska. La pauvre, attente de tuberculose, quitte ce monde en laissant à son mari deux enfant, Aloïs – come son père – et une fille prénommée Angela.

Le veuf à ce moment fait preuve d’une surprenante longanimité : il ne retrouve les plaisirs de la chair presque 6 mois après ! Cette fois, l’élue de son cœur est de sa propre famille : c’est une cousine et s’appelle Klara Pölzl et est la petite fille de … Johann-Nepomuk Hiedler, l’homme qui avait recueillit Aloïs à la mort de sa mère ! L conclusion de ce troisième mariage est malaisée, car, pour l’épouser, les cousins issus de germains doivent, selon les lois de l’époque, obtenir une dispense épiscopale. Les démarches aboutissent finalement et le mariage est consacré le 7 janvier 1885. Ils ont très vite deux enfants Gustav et Ida qui meurent de diphtérie. Pour leur plus grand soulagement – le leur seulement – le troisième aura une évolution normale, vous l’aurez deviné, c’est Adolf. 

                                 Sa mère lui donna son étrange regard

Mais alors le nom de ce petit Adolf est Schicklgruber, et non Hitler ! Un détail que j’omets volontairement de vous placer depuis tout à l’heure : Aloïs a changé de nom ! L’artisan de ce changement dont les détails et les raisons sont méconnues est  Johann-Nepomuk Hiedler. Le grand-père de Klara et tuteur d’Aloïs jeune, décide de le légitimer en 1876 ! C’est, assisté de trois témoins, que Johann certifie devant notaire qu’il est le père d’Aloïs. S’empressant auprès du prêtre qui avait baptisé le tout bébé Aloïs, Johann demande à ce que soit retiré la mention « illégitime » sur l’acte de naissance et de le remplacer par Hiedler que ce diable de prêtre orthographe par erreur Hitler !

Désormais il n’y a plus de Schicklgruber, nom qui aurait été lourd et encombrant plus tard pour un futur dictateur… c’est pourquoi, par la suite, devenu maître du troisième Reich, Adolf Hitler conserva un grand sentiment de gratitude envers son oncle Hiedler qui lui a permis de prendre un patronyme aux syllabes percutantes :

« Heil Schicklgruber ?
Nien ! Heil Hitler ! »

Nous connaissons la suite…

lundi 17 décembre 2012

Les éléphants d'Alexandre le Grand

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Il ne fait guère de doute que la première apparition historique des éléphants pour des occidentaux eut lieu par l’intermédiaire de la grande odyssée vengeresque d’Alexandre le Grand. Plus précisément lors de la décisive bataille de Gaugamèles en octobre 331 av. notre ère. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas des éléphants de guerre à proprement parler, mais simplement des bêtes de parade manifestant la gloire des rois Perses, comme ils témoignent toujours à notre époque de celle des rajahs de l’Inde lors des grandes cérémonies princières. D’ailleurs ils ne sont pas mis à contribution lors de cette ultime débâcle de Darius III.

Plus Alexandre s’avance vers l’Orient, plus il rencontre d’éléphants. A son entrée triomphale dans Suse le satrape, qui avait choisit de l’accueillir plutôt que de le combattre, lui en offre douze. Puis après la traversée de l’Indus, le roi Taxile, qui règne sur le Pendjab, lui en amène une trentaine de plus en guise de cadeau et surtout de soumission. Ceux-là sont de véritables éléphants de guerre, mais Alexandre ne s’en sert finalement pas pour cette tâche mais préfère les utiliser plus prosaïquement comme animaux de bât pour le transport de ses très nombreux bagages. Si le Macédonien n’a pas lui-même utilisé les éléphants pour des combats, la raison en est fort simple : ses troupes n’ont pas encore appris l’art de les gouverner, et le roi fait peu – encore – confiance aux Perses et autres Indiens pour leur confier la manipulation « d’armes » aussi destructrices qui pourraient se retourner contre lui !

C’est sur les bords de l’Hydaspe, en 327, que l’immense armée d’Alexandre doit être confrontée pour la première fois à une troupe de presque 200 éléphants. Ces mastodontes font partie de l’armée du vieux roi Poros qui n’entend pas laisser rentrer Alexandre sur son territoire. Habilement, en fin stratège militaire qu’il est, Alexandre n’attaque pas le centre de l’armée indienne protégé par cette muraille d’éléphants. Il tourne ses attaques, notamment sa cavalerie, sur les ailes ennemies, laissant les éléphants, soient charger dans le vide, soient impuissants car difficilement manœuvrables. Ensuite, comme une enclume, les phalanges attaquent le centre et l’infanterie est écrasées car attaquée de toute part, les cavaliers faisant office de marteau ! Les éléphants accablés de traits, rendus furieux par les blessures qu’ils reçoivent bougent, se libèrent de leur conducteur et s’enfuient dans la panique et les barrissements ; ils piétinent amis ou ennemis avec la même indifférence. Les Macédoniens ont reçu l’ordre de s’écarter à leur passage ou bien d’achever les plus faibles d’entre-eux. D’ailleurs, Alexandre a pris soin de munir ses soldats de haches et de sabres recourbés en forme de faux pour trancher les jarrets et les trompes de ces animaux.  



Du premier coup Alexandre a compris la force mais également la faiblesse de cette nouvelle arme jusque-là inconnue en occident. Il s’est rendu compte que pour être efficace, les éléphants doivent être employés sur de grands espaces dépourvus de toutes contraintes géographiques. En effet, ces animaux puissants mais émotifs, peuvent devenir dangereux et causer la perte de ceux qui les emploient : c’est ce qui est advenu aux troupes du roi Poros.

Après la victoire de l’Hydaspe, Alexandre se trouve possesseur d’un nombre fulgurant d’éléphants. Faisant la paix avec Poros, il lui demande de lui envoyer tous les éléphants qu’il peut rassembler. Une attitude conforme en somme à celle des Alliés qui demandèrent à se faire livrer tous les blindés allemands après 1918. Les éléphants deviennent dès lors les « blindés » des armées de l’Antiquité ! 

Pour en savoir plus, lisez mon livre: Pour l'Amour d'Alexandre le Grand

jeudi 6 décembre 2012

Europe: histoire d'une légende, histoire d'une déesse.

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A un moment où l’Union Européenne vit une période de grave crise politique et de conscience, il est toujours bon de faire un rapide – mais crucial – retour en arrière. J’apprécie lorsque je débute une leçon pour mes élèves de leur demander les origines d’un lieu, d’une étymologie ou d’un événement. Souvent les réponses fusent et sont lancées au hasard, tentant vainement d’approcher la vérité. La contemporaine, et encore plus l’histoire de L’UE, ne m’ont jamais passionné, bien que je reconnaisse leur importance. Aussi, qu’elle fut ma surprise lorsque, demandant bien naïvement à ma classe, qu’elles étaient les origines de cette instance dirigeante, de recevoir comme réponse : « M’sieu, ça vient d’un taureau ! ». La classe rigole à l’unisson, mais j’interviens pour lui dire qu’il n’a pas vraiment tort, mais qu’il confond Union Européenne et Europe, nom de notre pseudo-continent. Je regarde ma montre. Tant pis, je vais perdre quelques minutes dans mon cours, mais l’Antiquité et ses mythes m’appellent irrésistiblement.

Il y a le mythe explicatif et la réalité linguistique et étymologique. Débutons par le mythe. La belle Europe, est une jeune fille de sang royale. Fille du roi phénicien de Tyr Agénor et de Téléphassa, elle est probablement jeune lorsque le grand Zeus, roi des dieux la remarque. Lorgnant loin de son palais de l’Olympe, ce grand amateur de belles jeunes filles terriennes, tombe sous le charme de la princesse phénicienne et se met en tête de la charmer. Mais comment ? Sa femme, la belle mais néanmoins jalouse – et on veut bien la comprendre – Héra vielle sur les agissements de son époux. Il élabore un plan. Voilà Europe jouant sur une plage en compagnie d’amies et de servantes. Zeus se grime en taureau et part en chasse. Il apparaît sur la plage, blanc, majestueux, au milieu de toutes ces filles qui prennent peur. Pas Europe ! Plutôt craintive au début, elle se laisse attirer par cet animal paisible et robuste qui se couche à ses pieds. Europe se laisse aller à quelques caresses. Sa hardiesse la pousse à tenter de chevaucher le taureau. Zeus comprend que c’est le moment ! Il se relève, et se jette à la mer, sa pauvre captive sur l’échine, criant, pleurant et suppliant son ravisseur de faire demi-tour ? Elle s’accroche à ses cornes et voit, avec effroi, la côte s’éloigner. Zeus sait où aller. La terre qui verra ses amours avec Europe est une île qui, selon les propres mots du barde aveugle Homère, «  ravit les yeux » : la Crète. Le dieu est né et a passé son enfance cachée sur cette île. Accostant, il reprend sa forme initiale et Europe ne peut que succomber au charme de celui qui l’a enlevée. De leur union va naître le grand Minos roi célèbre de Cnossos, Sarpédon et Rhadamante. Chacun fera édifier une cité sur l’île et deviendront à leur mort les trois juges des enfers. Zeus doit abandonner la douce Europe et celle-ci épouse le roi Astérion. Ce dernier, pour célébrer son union avec celle qui fut choisie par Zeus, adopte ses enfants et lui montrant le nord, lui raconte qu’il existe une grande terre au delà des mers, là où se trouve le palais des dieux, et qu’il donne le nom « d’Europe » à cette terre !


Le mythe est beau et est empli de mysticisme. Les Grecs sont redoutables pour cela. Par leurs mythes, ils racontent et expliquent de manière imagée l’origine des choses. Tyr et la Crète n’ont pas été choisies par hasard. Nous pensons aujourd’hui que le terme « Europe » vient du phénicien, langue sémitique dont l’arabe est aujourd’hui une descendante.  Dans cette langue « aruba » (nous savons que la lettre a et le phonème eu sont interchangeables ainsi que les lettres p et b, ce qui donne « Eurupa ») veut dire belle femme et c’est la caractéristique d’Europe. Le père d’Europe, Agénor, fils de Poséidon et de Lybie, est originaire d’Egypte avant de devenir roi de Tyr en Phénicie. Nous avons ici une Europe dont l’origine à l’Egypte et la Phénicie (que l’on rattache au monde sémitique de la Mésopotamie), terres sacrées, anciennes d’où sont nées les principales caractéristiques de la civilisation. Enfin la Crète. Cette île a vu naître une des plus brillantes civilisations antiques : les Minoens. Dans la légende, Zeus est née sur cette île. Des recherches poussées semblent attester que ce dernier ait été une divinité minoenne avant de devenir grecque. Le monde minoen a cessé d’exister après de nombreuses catastrophes dont l’envahissement de l’île par les Mycéniens, les premiers « vrais » Grecs ! Les Mycéniens ont ramené dans leurs butins des dieux, des pratiques, des techniques… l’essence même de la civilisation minoenne ! Enfin l’archéologie a démontré l’énorme influence orientale sur l’architecture et les très nombreux contacts commerciaux et diplomatiques entre le monde égyptien, sémitique et minoen.  Le trait d’union entre le vieux monde sémitique et la future Europe (continent) c’est fait en Crète.

Et pourquoi le taureau ? Là encore c’est dans le monde minoen qu’il faut regarder. Le taureau est un symbole du masculin, du viril. Or en Crète, la taureau est non seulement adoré, vénéré mais il existe un jeu, qui a sans doute fait la renommé de la Crète pendant l’antiquité : la tauromachie. Le jeu consistait à voltiger… au dessus du taureau et de réaliser ainsi une prouesse quasi gymnastique ! A noter, que le taureau dans lequel Zeus avait pris forme s’envola dans le ciel une fois son rôle terminé et forma la constellation qui porte son nom.

L’histoire d’Europe est donc une allégorie d’un long processus d’échanges, de contacts et de déplacement de populations. L’orient d’alors était le berceau des valeurs civilisatrices et des sciences. La Crète, puis la Grèce ont transféré ces valeurs et les ont développé à leur tour… Et nous perdons tout cela au fur et à mesure.